Danièle Gibrat
Artiste

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Dessiner sur une photo- graphie revient à deviner ce qui se trame au coeur de ce qu’elle figure. Un peu comme découvrir une présence, qui serait tapie dans l’image, prête à surgir.

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"SoundView" : stylobille sur tirage numérique (120x130cm), 2005

Depuis 2002, je dessine au stylobille, directement sur des tirages numériques. Parfois, pour retrouver le blanc du papier, je griffe la photo avec du papier de verre.

Le sylo ajoute des éléments à la vue d’origine ou l’obscurcit d’un voile de gribouillis noir. Cela peut faire penser à une forme - plutôt primitive - de retouche d’image, un clin d’oeil ironique à Photoshop. Mais il s’agit surtout pour moi d’affirmer, ce faisant, les subtilités du dessin à la main. Je "travaille" sur la frontière qui sépare ou réunit le dessin et la photographie. Chacun à sa manière, tous deux ont un pied dans l’illusion et l’autre dans le réel. Le dessin autorise tous les possibles et figure espace et profondeur grâce à des codes de représentation, alors que la photographie instaure d’emblée un sentiment immédiat de réalité.

Mêlant les deux, je réalise des "images" qui donnent à voir quelque chose comme des fictions réelles, des pensées visibles ou des rêveries "en vrai", pour tout dire des espaces ambigus propices à exprimer des émotions ou des évènements imaginaires au cœur d’un lieu certifié réel par la photographie.

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Dans le cas des installations, comme par exemple "Vrais Songes", réalisée en juin 2004 dans le jardin de la Fondation Rothschild, ce trouble est décuplé par les conditions de l’échelle grandeur nature, et la présence, dans un lieu réel, de sa propre image métamorphosée.

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Vues circulaires d’une partie de l’installation dans le jardin de la rue Berryer.

Tél : 06 75 01 94 21

Autres informations ( bio, etc.) sur le site www.danielegibrat.com

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